A Toulouse, on retrouve son ADN lors de trois cambriolages, mais il continue de nier

« A broken window to the world » par Korz 19, CC BY-NC-ND 2.0 (Image d’illustration)

A Toulouse, un homme a été condamné à douze mois de prison en comparution immédiate pour avoir cambriolé trois habitations avec le même mode opératoire. Il rentrait par la porte-fenêtre en brisant la vitre, mais laissait systématiquement du sang en se blessant.

« Je n’ai jamais volé de ma vie ». C’est ce qu’a martelé cet homme de 48 ans durant son procès ce mardi 11 juillet. Il a pourtant été condamné à 12 mois de prison. Le 9 juillet, il brise la porte-fenêtre de la chambre d’un appartement situé en rez-de-chaussée. Il pénètre dans toutes les pièces et dérobe « pour 1000 euros de matériel » selon l’occupant, absent ce jour-là. Blessé par la vitre qu’il a cassée, il laissera quelques traces de sang sur un tube et sur la dalle devant la fenêtre, ce qui permettra à la police de l’identifier avec son ADN. Pourtant, quand le juge assesseur lui demande de se justifier sur les traces de sang retrouvées, le prévenu insiste : « Je ne comprends pas comment c’est possible ! »

Deux précédents en mars et en juin

Le procureur de la République rappelle au prévenu : « Il n’existe pas deux ADN similaires, vous savez. » Pourtant, son ADN a été retrouvé à la suite d’un cambriolage en mars à Toulouse pour un préjudice de 4358 euros selon l’occupant, également absent le jour du méfait. Comme le 9 juillet, le prévenu se blesse et laisse des traces de pas ensanglantés dans la cuisine ainsi que du sang sur un tiroir dans une chambre.

Après un cambriolage quartier Saint-Cyprien à Toulouse, son ADN a également été retrouvé. Alertés par les bruits, les voisins ont réussi à le faire fuir et lui faire abandonner les sacs remplis d’objets qu’il venait de dérober, ainsi qu’une massette et un couteau. Comme en mars, le prévenu décidément très maladroit, se blesse en brisant la vitre de la porte-fenêtre et laisse du sang sur les lieux.

Un casier déjà bien rempli

Cet homme est un habitué du palais de justice. La juge en fait la liste : en mai 2021, il avait été condamné pour « vol et recel de biens volés » et bénéficiait d’un sursis probatoire renforcé. Par le passé, il a aussi fait trois ans de prison pour « extorsion et vol ».

Stupéfait par son déni malgré les évidences, les juges ont suivi les réquisitions en tenant compte de son sursis : 12 mois de prison et maintien en détention. Concernant le vol du 9 juillet, le prévenu est condamné à verser 1000 euros pour préjudice matériel et 300 euros pour préjudice moral.

Besoin d’une expertise psychiatrique ?

Devant les dénégations et les quelques emportements de son client face aux juges, même son avocat semble interloqué. Il se demande pourquoi il n’y a pas eu une enquête de personnalité plus aboutie avant le procès. « Peut-être aurait-il besoin d’une expertise psychiatrique ? » interroge-t-il lors de sa plaidoirie. Ce n’est définitivement pas l’avis des juges.

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