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L’Union : un voleur arrêté dès le lendemain grâce à la géolocalisation d’un IPad

Image de user18526052 sur Freepik (Illustration)

Près de Toulouse, à l’Union, un homme de 36 ans est arrêté par la police pour avoir volé plusieurs objets dans une maison. La géolocalisation d’un IPad a permis de retrouver le voleur dès le lendemain, un homme sous l’emprise de l’alcool et des médicaments qui sortait de prison un mois auparavant.

A l’Union, le 7 juillet aux alentours de trois heures du matin, la police intervient au domicile d’un homme âgé. Alors qu’il n’avait pas fermé à clé sa maison et qu’il s’était endormi devant la télévision, il est réveillé par des bruits. Un individu se tient debout dans son salon et fuit en emportant entre autres, des chaussures, un ordinateur et un IPad. La victime tente de le poursuivre, en vain.

La géolocalisation de l’IPad

Pas résigné, l’homme âgé utilise alors la géolocalisation de l’IPad qui permet de suivre en temps réel le parcours de l’appareil. Il en informe la police. D’abord situé à Drémil-Lafage le 7 juillet, l’appareil est repéré le lendemain à Toulouse avant de revenir à l’Union, rue Mouléron. La police intervient, et un homme de 36 ans vivant chez sa grand-mère est interpellé. Il n’oppose aucune résistance et rend tout ce qu’il a volé aux gendarmes, sauf l’ordinateur qu’il a laissé chez une amie à Drémil-Lafage.

Lors de l’audience, le voleur reconnait tout et raconte. Après un « apéro de deux jours » sans dormir en mélangeant alcool et médicaments, il quitte à pied le domicile de son ami. « Je n’avais pas les idées claires, je marchais dans la rue pour aller chez moi. Puis sans raison, je suis rentré dans cette maison. C’est très flou dans ma tête. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi j’ai fait ça. Ce n’était pas prémédité. »

Un homme en perdition

Le prévenu est déjà connu de la justice. Il sortait de prison le 6 juin dernier et a déjà 17 mentions au casier judiciaire dont 16 condamnations, essentiellement pour des vols, des refus d’obtempérer et des violences involontaires.

L’homme est papa d’un enfant de quatre ans, mais il est séparé de la mère depuis six mois, qui est en train de déménager dans l’Hérault. Il a été arrêté cinq jours avant de revoir son fils. A l’audience, il regrette mais tente de s’expliquer : « ça ne va pas en ce moment, c’est très compliqué, je bois beaucoup et je prends des médicaments« . « Pourquoi vous continuez à mélanger alcool et médicaments si ça vous fait faire ces choses là ? » interroge le procureur de la République. « Si j’arrivais à arrêter, j’aurais déjà arrêté. Mais je n’y arrive plus. Je suis fatigué » finit-il d’une voix tremblante. La juge conclut : « Vous avez un enfant de quatre ans, c’est à vous de vous ressaisir. »

Une plaidoirie qui échoue

L’avocat du prévenu tente de convaincre le jury sur la personnalité de son client : « C’est un homme qui a de la peine de voir son fils partir. Un homme en dépression qui a besoin de soin puisqu’il est évident qu’il a un problème avec l’alcool et les médicaments. » Avant de poursuivre : « La solution n’est pas la prison. Elle n’est ni dissuasive, ni persuasive. S’il y retourne, c’est la chute assurée. Je vous demande donc une peine juste en écartant le mandat de dépôt, et en privilégiant le bracelet électronique. »

Les juges suivent cependant les réquisitions du procureur de la République, maintien en détention et huit mois de prison ferme avec révocation de son sursis probatoire de trois mois. Onze mois au total. Ils justifient leurs décisions : « A peine un mois après votre sortie de prison, vous recommencez. Le risque de réitération est trop important. Vous avez besoin d’un déclic. »

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