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A Toulouse, un an ferme pour un jeune homme après un délit de fuite, quartier Saint-Simon

Route de Seysses, proche cité de Bordelongue par Abdoucondorcet, CC BY-SA 4.0 (Illustration).

A Toulouse ce mardi, un homme éméché de 27 ans a tenté de semer les policiers, quartier Saint-Simon. Après une conduite très dangereuse pendant 6,5 kilomètres, le conducteur est finalement neutralisé par les policiers. Il écope de 18 mois de prison dont un an ferme.

« J’avais conscience que ma conduite était dangereuse mais je n’ai pas pris de risque. » C’est ce qu’aurait déclaré le jeune de 27 ans en situation irrégulière durant sa garde à vue le mardi 11 juillet. Le même jour, vers une heure du matin, il apprend que son père est hospitalisé et se met à boire. Vers huit heures, alors qu’il n’a pas de permis de conduire, il prend la voiture d’un ami pour aller se ravitailler en alcool au supermarché. C’est à ce moment-là que les policiers tentent de le contrôler près de Thalès, quartier Saint-Simon. Il va alors prendre tous les risques pour échapper aux policiers pendant 6,5 kilomètres, route de Seysses puis chemin de Tucaut. Il accumule les infractions : embardées, conduite sur les trottoirs et les couloirs de bus, feu rouge, rue à contresens. Il manque de peu de renverser un scooter arrivant en face, chemin de Tucaut.

Une arrestation pleine de sang-froid

Ce fait divers en rappelle un autre : le meurtre de Nahel le 27 juin à Nanterre par un policier à bout portant, suite à un délit de fuite. Mais contrairement à cette histoire, après avoir tenté de le bloquer avec leurs véhicules, les policiers décident de le suivre de plus loin pour éviter de causer un accident. Alors que la voiture est finalement arrêtée dans une rue, un policier sort de son véhicule et met en joug le conducteur qui fait une marche arrière pour s’échapper à nouveau. Le policier utilise alors la crosse de son arme pour casser la vitre et utilise son Taser pour neutraliser le conducteur. « Une attitude pleine de sang-froid » souligne le juge. La prise de sang révèle alors que le prévenu a 0,8 gramme d’alcool par litre de sang, 0,3 gramme au-dessus de la limite autorisée.

« N’importe quelle peine, mais pas la prison »

Arrivé en 2020, et ne parlant pas français, son casier était vierge jusque-là. Assisté d’un interprète au tribunal, le jeune homme regrette profondément : « C’est la première fois que ça m’arrive. Je demande juste une chance. Si un jour, vous me revoyez devant vous, vous pouvez me donner la perpétuité. Je suis sérieux. Donnez-moi n’importe quelle peine, mais pas la prison. » Mais devant la gravité des faits, le juge n’hésite pas : 18 mois de prison dont un an ferme sans possibilité d’aménagement de peine, et donc maintien en détention.

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