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En liberté conditionnelle, il conduit sous l’emprise de l’alcool et agresse des femmes le 14 juillet, à Auterive

A Auterive, c’est sur les berges de l’Ariège qu’a été tiré le feu d’artifice le 14 juillet (Lucas Destream, Pont sur l’Ariège à Auterive, CC BY-SA 4.0. Illustration).

Le 14 juillet, un homme saoul est arrêté au volant de sa voiture. Plus tôt dans la soirée, il accostait et insultait des femmes à Auterive. En liberté conditionnelle, il est condamné à neuf mois de prison ferme.

« Salope, tu fais trop la belle, viens je te baise. » Voici les mots qu’il prononçait pour accoster les femmes le jour de la fête nationale à Auterive. Roulant au pas en voiture à hauteur de ses victimes, il tente de les convaincre de monter. A l’audience, il dit qu’il « cherche une fille pour la soirée. » C’est le premier signalement d’une fille de seize ans qui permet aux policiers de repérer le manège de cet homme de trente ans originaire de Lavelanet. Avec les caméras de surveillance de la ville, la police constate qu’il accoste au moins quatre femmes de cette manière, lors de la soirée du 14 juillet.

0,9 gramme d’alcool par litre de sang

Grace à l’identification de sa voiture, cet homme sera finalement arrêté vingt kilomètres plus loin à Pins-Justaret lors d’un contrôle routier. Manifestement ivre, il refuse dans un premier temps de se soumettre aux tests d’alcoolémie et de stupéfiant. Au petit matin, la prise de sang indique 0,9 gramme d’alcool par litre de sang. Les policiers retrouvent également 2,18 grammes d’herbe de cannabis dans sa voiture. « Il y a certes le côté addiction d’une part, mais il y a le côté conduite qui est très problématique » prévient la juge. Il conduisait sans permis depuis avril dernier.

En liberté conditionnelle

Vêtu d’un maillot de la Juventus de Turin, il parle très bas lors de l’audience. Penaud, cet homme a déjà dix-huit mentions à son casier judiciaire pour des faits de conduite sous l’emprise de l’alcool, de conduite sans permis, d’usage de stupéfiant et même de violence sur conjoint. En liberté conditionnelle depuis le 27 juin, le véhicule qu’il utilise cette soirée-là est celui de la mère de ses deux enfants de neuf et six ans. C’est pour lui permettre de les voir plus souvent que sa libération conditionnelle avait été acceptée.

Neuf mois de prison ferme

Par manque d’éléments caractérisés, l’agression sexuelle n’est pas retenue, il est néanmoins condamné à dix-huit mois de prison dont neuf mois avec sursis avec, entre autres, une obligation de soin pour ses addictions, et l’obligation de suivre un stage de responsabilisation des violences sexistes et sexuelles. Maintenu en détention à l’issue du procès, il ne verra pas ses enfants de sitôt.

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