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Dans un squat à Toulouse, il tabasse un homme après une soirée à consommer de la cocaïne et du crack

Seringues (Image de azerbaijan_stockers sur Freepik, illustration)

Près de Saint-Cyprien à Toulouse, au cours d’une nuit à consommer de la drogue dans un squat, un toxicomane disjoncte et tabasse son collègue qui s’en sort miraculeusement : 18 mois de prison ferme.

« C’est un miracle qu’il soit encore en vie. » Le juge est stupéfait et détaille les nombreuses blessures de cet homme sans domicile fixe : plusieurs plaies et hématomes sur le visage, des ecchymoses sur les bras, plusieurs plaies crâniennes, une trace d’étranglement.

La soirée avait pourtant bien commencé pour lui. Le 7 juin, le prévenu invite cet homme et son ex petite amie à passer la soirée dans son squat près de Saint-Cyprien. Les trois sont toxicomanes. Ils boivent des bières, s’injectent de la cocaïne par intraveineuse et fument du crack. Mais au milieu de la nuit, le prévenu « commence à s’énerver, à devenir bizarre » selon la femme. Il reproche à ses deux invités de lui avoir volé de la drogue.

UNE VIOLENCE INOUÏE

Il verrouille alors toutes les issues du squat. Il frappe la femme et lui tire les cheveux. Elle part se réfugier dans une autre pièce. Ensuite, il s’en prend à l’homme, pour qui commence un calvaire de plus de deux heures. Il reçoit plusieurs coups de poing. Le prévenu le pousse contre une machine à laver et tente de l’étrangler, puis le frappe à plusieurs reprises avec une barre de fer sur la tête et le corps. Il l’oblige même à se déshabiller pour vérifier qu’il ne cache rien.

SEULEMENT TROIS JOURS D’ITT

L’agresseur retrouve finalement la drogue et se calme. Voyant les dégâts qu’il a causés, il coupe les cheveux ensanglantés de sa victime, et lui prépare même un café. Profitant de l’apaisement, la femme s’échappe du squat et se réfugie dans une pharmacie à proximité. Sous le choc, elle est emmenée à l’hôpital de Purpan où elle témoigne de sa nuit et indique l’adresse à la police.

Les policiers se déplacent et découvrent du sang sur le sol et la machine à laver. Ils remarquent aussi la barre de fer, un t-shirt et des cheveux par terre ensanglantés. L’homme est retrouvé dans un sale état mais s’en sort avec seulement trois jours d’ITT. Choqué, il refuse de porter plainte par peur de représailles. Il raconte tout de même aux policiers : « pendant deux à trois heures, j’ai été démonté. »

UN TOXICOMANE NOTOIRE

Le prévenu âgé de 35 ans vit dans les rues de Toulouse depuis l’âge de dix-sept ans. Dès son plus jeune âge, il subit des violences de sa mère. Déjà condamné pour des faits de violences et de consommation de stupéfiant, il suit un traitement au Subutex pour son addiction à l’héroïne. Il est condamné à trois dans de prison dont dix-huit mois avec sursis avec une obligation de soin, de travail et de résidence fixe à sa sortie.

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