A l’aéroport de Toulouse, il tente de faire passer 50 kilos de tabac à chicha sans les déclarer

Aéroport Toulouse Blagnac, par Gyrostat (Wikimedia, CC-BY-SA 4.0)

Dimanche, à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, un homme de 58 ans provenant d’Egypte avait plus de 50 kilogrammes de tabac non déclarés dans ses valises. Il comptait les revendre à des bars à chicha en région parisienne.

Ce dimanche 23 juillet, à l’aéroport de Toulouse-Blagnac, un égyptien en provenance du Caire débarque après une escale par Istanbul. Dans ses deux valises, il détient 50 kilogrammes de tabac. Ne parlant pas français, et bien qu’il soit accompagné par une libanaise faisant la traduction, il y a une incompréhension avec les douaniers et il ne les déclare pas. Mais selon son avocat, il leur aurait tout de même désigné les valises contenant l’objet du délit. L’homme n’est pas un débitant de tabac, il n’est autorisé à ramener en France que 250 grammes maximum, bien en deçà de la quantité interceptée par les douanes. Ils l’arrêtent, et est placé en garde à vue.

227 cartouches de cigarettes interceptées

Ce n’est pourtant pas son coup d’essai. Par deux fois récemment, cet homme a tenté d’importer des cartouches de cigarettes. 167 cartouches le 19 juin dernier à l’aéroport de Paris-Orly, et 60 cartouches le 7 juillet à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. A chaque fois en provenance du Caire, il est contrôlé par les douanes et accepte d’abandonner sa marchandise. S’il a choisi d’atterrir à Toulouse dimanche, c’est parce qu’il croyait que « Toulouse, c’était différent de Paris. »

1000 euros à l’achat, 2500 euros à la revente

Au tribunal, il affirme qu’un kilo de tabac lui coute environ 20 euros en Egypte. Il comptait revendre les 50 kilos de tabac au prix de 50 euros le kilo dans des bars à chichas de la région parisienne. L’homme de 58 ans est déjà retraité en Egypte. Ancien fonctionnaire dans l’administration, il dit ne percevoir que l’équivalent de 30 euros par mois. Pour pouvoir payer la marchandise en Egypte, ainsi que les différents billets d’avions qu’il achète entre 500 et 600 euros l’aller-retour, il dit avoir contracter un prêt bancaire.

Sursis et grosse amende

Le souhait de cet homme, par la voix de son avocat, n’est pas de rester en France. Et cette demande est entendue par le tribunal. Le verdict final est de huit mois d’emprisonnement avec sursis avec une interdiction du territoire français durant cinq ans. Il va donc pouvoir rentrer en Egypte. Il écope également d’une amende douanière excessive étant donné ses maigres revenus : 10500 euros. « C’est un avertissement » prévient le juge.