Il agresse deux femmes dont une mineure pendant la marche des fiertés à Toulouse

La place Wilson à Toulouse. Le carrousel à gauche. La brasserie Le Cardinal à droite. (Google StreetView)

A Toulouse, lors de la marche des fiertés le 10 juin dernier, un homme de 36 ans a commis deux attouchements sexuels au niveau de la place Wilson, dont un attouchement sur une mineure.

Un première victime mineure

« J’attendais une amie près du kiosque à Jean Jaurès. Quand j’ai levé la tête, j’ai vu un homme à côté de moi qui m’a touché la cuisse. Je tente de me réfugier auprès d’un groupe de filles à côté mais il se rapproche. Il a mis une bouteille à la place de son sexe et m’a touché la cuisse avec. Je tente de m’en aller mais il me suit et recommence. » L’homme de trente-six ans vient d’agresser une fille de quinze ans. Avant et après cette agression, les caméras de surveillance de la ville montrent qu’il aborde beaucoup de monde en ce début d’après-midi près de la place Wilson, et notamment des femmes. Il est 13 heures et le lieu est très fréquenté. A partir de 14h30 commence la marche des fiertés passant à proximité, par le Capitole, la rue Alsace-Lorraine et le boulevard de Strasbourg.

Itinéraire de la Marche des fiertés 2023 à Toulouse

Une deuxième agression

Plus tard, l’homme est vu allongé par terre à plusieurs endroits et il parle tout seul. Il s’installe sans autorisation dans le carrousel de la place Wilson. Mais il en est évincé par son responsable.

Peu après 14 heures, il agresse une serveuse du Cardinal, une brasserie de la place. « Alors que le coup de feu est passé, je débarrasse les tables en terrasse. Un type arrive par derrière et frotte son sexe sur mes fesses. Je me retourne et le repousse. Il bavait, était léthargique. Il n’était pas dans son état normal. Je suis allé voir les CRS qui étaient autour de la place. Ils l’ont interpellé. » Le prévenu devant comparaitre rapidement pour ces faits, son dossier est renvoyé pour effectuer une expertise psychiatrique.

Une attitude détestable

Ce vendredi 28 juillet, à l’audience, le juge détaille les conclusions de l’expert : « Il a probablement des troubles bipolaires. Quand on lui parle de ses attouchements sexuels, il nie et se range derrière la religion. » Selon lui, il est aussi possible que cet homme de nationalité tchadienne aient de « possibles comportements opportunistes dans le but de rester en France. » Feindre la folie pour éviter l’expulsion.

Au tribunal, l’homme est assisté d’un interprète en arabe littéral. Le prévenu a la voix qui porte et ne cesse d’interrompre le juge. Son comportement agace même l’interprète qui demande de prendre ses distances avec lui. Echaudé, après plusieurs rappels à l’ordre, le juge fait sortir le prévenu de la salle d’audience le temps de statuer sur son cas. Il n’aura pas l’occasion de s’expliquer. Il y est ramené pour entendre la délibération. Il est condamné à six mois de prison ferme et est maintenu en détention. Il a aussi une interdiction de territoire français pendant cinq ans.

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