Partout en France, il vole les cartes bancaires de femmes âgées : il est condamné à 40 mois de prison ferme

Par Rama — Travail personnel, CC BY-SA 2.0 fr, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=404060 (Illustration)

Au hasard de ses déplacements en France, un homme de 49 ans vole les cartes bancaires de femmes âgées sans qu’elles s’en aperçoivent. Avec son lourd casier et du sursis, il est condamné à 40 mois de prison ferme.

Il a 49 ans et vit à Toulouse avec sa compagne. Le 17 mars 2023, il effectue un trajet entre la Seine-et-Marne où vivent ses filles, et Toulouse. Sur la route à Tours, il arnaque une dame de 64 ans à un distributeur automatique. Il lui fait croire que sa carte bancaire a été avalée alors qu’il lui a subtilisée. Le lendemain, le 18 mars, sur la commune de Lathus-Saint-Rémy entre Poitiers et Limoges, il vole la carte bancaire d’une dame née en 1951. Il lui fait croire que l’horodateur lui a avalé. Les policiers vont faire le lien avec une autre affaire à Toulouse qui date de plusieurs mois. Le quatre juin 2022, il fait croire à une dame âgée de 81 ans qu’elle doit payer une amende à l’horodateur. Encore une fois il lui vole sa carte bancaire en incriminant la machine.

Sans arme, ni violence

A chaque fois, dans les dix minutes suivantes, il va retirer plusieurs centaines d’euros à un distributeur. Si les cartes sont rapidement bloquées par les banques à cause des retraits importants effectués, le mal est fait pour les victimes.

Dans les trois cas, les dames ne subissent aucune violence physique puisque dans leurs dépositions à la police, elles sont toujours convaincues que leur carte a effectivement été avalée par les machines. C’est en contactant les banques dans les jours qui suivent, que les victimes se rendent compte de la supercherie. Le juge reconnait que le prévenu est très doué pour la dissimulation. Et il a de l’expérience.

Le tour de France des tribunaux

Versailles, Blois, Nancy, Fontainebleau, Angoulême, Montpellier. C’est la liste non exhaustive des villes où Moustapha a déjà été condamné. Depuis 1992, l’année de ses dix-huit ans jusqu’à aujourd’hui, il a des dizaines de mentions au casier judiciaire, exclusivement pour « vol et escroquerie ». Des peines successives de six mois à un an d’emprisonnement qui ne l’ont jamais dissuadé de recommencer. En prison, c’est un détenu modèle qui ne fait jamais de vagues. Pour cette raison, il a souvent bénéficié d’aménagement de peine et de remise de peine. L’homme n’a jamais vraiment travaillé, à part récemment dans une association qui aide à l’insertion des anciens détenus. Ça n’a visiblement pas fonctionné.

Le juge tient compte de son « casier inquiétant » et le condamne à deux ans de prison en le maintenant en détention. Il révoque également un sursis de seize mois d’une condamnation de 2018 à Fontainebleau. En tout l’homme est condamné à 40 mois de prison ferme.

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