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Après avoir été giflée par sa mère à Pechbonnieu, une fille de 17 ans la défend au tribunal

Image de Freepik (Illustration).

Au cours d’une dispute, une fille de 17 ans avec son bébé dans les bras, se fait gifler par sa mère alcoolique. Au tribunal, elle la défend en pleurs : « Ce n’est pas un voyou, elle a juste besoin qu’on l’aide. »

LES FAITS

A Pechbonnieu, en pleine après-midi le 10 août, une dispute éclate entre sa mère et sa fille de 17 ans à leur domicile. La mère vient de consommer « une bouteille et demi de rosée entre 11 heures et 13 heures 30. » Le passé est remué entre la mère et la fille et fait éclater quelques rancunes larvées. Le ton monte. Alors que la fille tient son bébé de onze mois dans les bras, elle se fait griffer par sa mère au visage et se fait tirer les cheveux. Son compagnon qui répare sa moto dehors, se fait également menacer par sa mère, et doit se cacher dans la salle de bain pour ne pas envenimer la situation. Touchée superficiellement à la lèvre mais surtout traumatisée, la fille bénéficie d’un jour d’ITT.

Une mère alcoolique

Aux alentours de 17 heures, les gendarmes vont contrôler son taux d’alcoolémie qui est de plus d’un gramme par litre de sang. Alcoolique, elle explique à la barre qu’elle tente de se soigner, qu’elle « n’est pas sevrée » mais « qu’il y a des progrès parce qu’avant, elle buvait encore plus. » En sanglotant, sa fille abonde dans son sens au tribunal : « C’est pas un voyou, pas un criminel, elle a juste besoin qu’on l’aide. La prison ne va faire qu’empirer son état. Il faut qu’elle soit suivie, mais de très près cette fois. »

En récidive

Et ce n’est pas la première fois que cela se produit. La mère de famille a deux autres enfants en bas-âge qui ont été placés en foyer en fin d’année 2022 car elle a été condamnée pour violence sur eux en état d’ivresse. Elle est sous la menace d’un sursis ce lundi 14 août. Mais sa fille la soutient malgré tout. Son avocate note : « il y a beaucoup de bienveillance chez cette demoiselle. Elle ne veut pas qu’elle aille en prison. C’est pourquoi nous demandons un euro symbolique de dommages et intérêts. » La mère de famille est finalement condamnée à trois mois de prison ajoutés à la révocation d’un sursis de trois mois, soit six mois au total. La peine globale est à effectuer sous bracelet électronique à domicile. Elle a une obligation de se soigner. La fille, son compagnon et son bébé vont déménager pour éviter les conflits.

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