Une belle saisie de plusieurs drogues lors d’un banal contrôle routier à Toulouse le mois dernier

Contrôle routier sur les allées Jean Jaurès à Toulouse. DR (Illustration)

Le 11 juillet dernier à Toulouse, un homme a été arrêté lors d’un banal contrôle routier avec plusieurs drogues dans sa voiture. Déjà condamné en région parisienne pour des trafics, il était venu à Toulouse changer de vie. Mais ses vieux démons l’ont rattrapé.

Un large éventail de drogue

Le 11 juillet à Toulouse, un homme de 23 ans se fait contrôler par la police lors d’un banal contrôle routier. Mais une forte odeur de cannabis interpelle les policiers, d’autant que le conducteur semble très stressé. Devant l’évidence, l’homme au volant se résigne et leur déballe tout. Dans sa voiture, il y a environ 400 grammes de cannabis sous forme de résine et d’herbe, 77 grammes de cocaïne, 36 grammes d’ecstasy, 28 grammes de MDMA et 21 grammes de kétamine. Une partie des drogues est dans son sac alors que l’autre partie est trouvée par les policiers dans la portière de la voiture sur ses indications. 1180 euros en espèces sont également saisis. L’homme va même plus loin dans les révélations puisqu’il indique détenir environ 600 grammes de résine de cannabis dans son appartement.

Il a tenté de fuir ses vieux démons

L’homme est originaire de Meaux en région parisienne. Précédemment condamné pour des trafics de stupéfiants par le passé, il a déménagé à Toulouse il y a deux ans et demi pour faire une croix sur ses mauvaises fréquentations franciliennes. Dans la ville rose, il est livreur en contrat à durée indéterminée depuis qu’il y a emménagé. Mais suite à une opération d’un kyste, il est en arrêt de travail depuis plusieurs mois. En temps normal, il dit toucher un salaire de 1700 à 1800 euros net par mois mais « sur une base du SMIC avec des primes mensuelles. » Ce système permet à son patron « de ne pas payer de charges » sur son complément de salaire. Son indemnité est alors calculée sur la base du smic. Elle est deux fois plus basse que son salaire habituel et il ne parvient plus à maintenir son train de vie. Pour palier ce manque, il fait appel à ses vieux démons et retourne temporairement dans le trafic de drogue.

Mais la justice le rattrape

Cependant, pour le tribunal, le prévenu a déjà eu plusieurs opportunités. A Meaux, lors d’une première condamnation pour des faits similaires, il obtient du sursis. Pour les deux suivantes, il est condamné à de la prison ferme sous bracelet électronique. Il échappe à chaque fois à la maison d’arrêt.

A Toulouse, il est en détention depuis le 13 juillet dernier car il a demandé un renvoi de son procès pour préparer sa défense. Ce mardi, il déclare : « Au total, je n’avais été en prison que deux semaines à Meaux, j’ai vu ce qu’est la prison ces dernières semaines, je ne veux pas y retourner. » Cependant, pour le juge, « c’est déjà trop tard car c’est la fois de trop. » L’homme est condamné à deux ans de prison ferme et est maintenu en détention.

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