A Toulouse, un homme se masturbe dans un train pour « ouvrir ses chakras »

La gare de Toulouse Matabiau où s’est déroulée l’exhibition sexuelle. Photo prise par ignis. CC BY-SA 2.0. Illustration.

Un homme est arrêté en gare de Toulouse Matabiau le 13 juillet pour exhibition sexuelle. Récidiviste, il se masturbait dans une rame de train à la vue de tous. Il a été condamné hier à trois mois de prison ferme.

Le 13 juillet, dans un train à destination de Bordeaux, un homme est très agité. Une femme monte dans le train et remarque cet homme qui change de place plusieurs fois avant s’installer près de sa rangée. Une fois assis, il sort son sexe en érection. Selon elle, « il s’avançait de son siège pour attirer mon attention, pour que je le vois. » Choquée, la femme prend discrètement une photo de l’homme qu’elle envoie à son mari via l’application Snapchat. Un agent SNCF prévient la police qui l’arrête rapidement. L’homme est contrôlé à 0,79 gramme d’alcool par litre de sang.

Il ouvrait ses chakras

Lors de son audition par la police, il explique qu’il faisait de la méditation pour ouvrir ses chakras, qu’il ne faisait pas d’exhibition sexuelle. Au tribunal, devant l’incompréhension des juges, il maintient à demi-mot son explication de pratique ésotérique. Ce qui ne convainc pas le juge : « Qu’est-ce qui se passe dans votre tête ? Un train est un lieu public, c’est de l’exhibition. Un enfant aurait pu vous voir. » Il explique ne pas avoir vu cette femme monter dans le train, il pensait être seul. Même son avocat déclare : « Est-ce que c’est un homme farfelu qui a fait quelque chose de quelconque ? Ou bien un homme quelconque qui a fait quelque chose de farfelu ? Ce qui est sûr, c’est qu’on ne sort pas son sexe dans un lieu public. Même si c’est une pratique ancestrale de Yoga. »

Trois mois de prison ferme

En détention provisoire depuis le 14 juillet, l’homme a déjà été condamné deux fois pour des faits d’exhibition sexuelle. Une première fois en 2013 où il a eu l’obligation d’effectuer un stage de sensibilisation. La deuxième fois en 2021 où il a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Sur cette seconde condamnation l’homme est aussi dans le déni : « Mon seul tort est d’avoir uriné devant une baie vitrée. » Cela ne convainc pas le procureur qui demande au regard de la récidive la peine maximale pour exhibition sexuelle : un an de prison dont six mois de prison ferme. Examiné par un expert psychiatre pendant sa détention, l’homme est déclaré « responsable de ses actes » mais est « affectivement immature ».

Finalement, il est condamné à trois mois de prison ferme. Il est également fiché au Fijais, le « fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes » et a l’obligation d’un suivi socio-judiciaire comprenant des soins psychiatriques. L’homme sortira de prison le 14 octobre prochain. D’ici là, il a le tout le loisir d’améliorer ses techniques de méditation.