Un homme qui surestime ses relations amoureuses harcèle ses ex-compagnes au téléphone

Femme confuse au téléphone. Image de drobotdean sur Freepik. Illustration.

A Toulouse, un homme trop pressant avec ses ex-compagnes a été condamné à dix mois de prison sous bracelet électronique. Instable émotionnellement, il les harcelait au téléphone.

« Quand on prend des nouvelles de quelqu’un on décline son identité. »  Ce sont les mots adressés par le procureur au prévenu âgé de 43 ans. L’homme a appelé son ex-compagne début aout parce qu’il « était tombé sur une photo d’elle » ce qui lui a donné envie de prendre des nouvelles. Mais en maquillant sa voix, il jouait au « devine qui c’est ? » Le problème est que cet homme a déjà été condamné pour harcèlement envers cette femme qui vit à Roques. Le 21 juin dernier, il a été condamné à six mois de prison sous bracelet électronique.  Mais ne s’étant pas rendu au procès, il n’a pas eu connaissance de la peine jusqu’à hier. La condamnation impose une interdiction de contact avec la victime qu’il n’a pas respectée. Mais ce n’est pas la seule chose qui lui est reprochée.

Il saccage la maison d’une autre femme

Pendant ce mois d’août à Toulouse, il profite de l’absence de trois jours d’une femme qu’il dit être sa compagne pour s’introduire dans sa maison. Au tribunal, il dit avoir les clés et qu’elle lui a autorisé à rester chez elle pendant ces quelques jours. Quand la femme revient de vacances, tout est sans dessus dessous. « Elle a dit qu’elle partait chez sa mère, mais elle était chez son amant. Je l’ai vue sur les réseaux sociaux. J’étais en colère. » Par jalousie, il a tout cassé chez elle. Pourtant, lors de l’audition par la police, la femme affirme qu’ils ne sont pas ensemble et qu’elle lui interdit d’accéder à sa maison. Pour le seul mois d’aout, les relevés téléphoniques font état de plus de 700 appels envers cette femme. « C’était incessant, jour et nuit. Je n’en pouvais plus. » témoigne-t-elle.

Dix mois de prison sous bracelet électronique

Selon son avocate, le harceleur « a du mal à gérer les séparations. » Quand la première victime parle d’une relation de quinze jours tout au plus, lui dit avoir été en couple pendant trois à quatre mois avec elle. Le procureur parle d’un « comportement problématique avec les femmes, très pressant. »

L’homme est condamné à huit mois de prison dont quatre mois de prison avec sursis. Cependant cette peine est effectuée sous bracelet électronique et s’ajoute aux six premiers mois de la précédente condamnation. Au total dix mois sous bracelet électronique à domicile pour ce harceleur, avec l’interdiction formelle de recontacter les victimes sous peine de la purger en prison. « Et si ce sont elles qui me recontactent ? » demande-t-il au juge. Ca ne risque pas d’arriver.